TRUMP ET LE (DES)ACCORD DE PARIS : RESTERA OU RESTERA PAS ?

Ayant durant sa campagne annoncé son intention de retirer les USA de l’accord de Paris sur le climat , Donald Trump devrait finalement édifié sur la question ce jeudi 1er Juin à l’occasion d’une déclaration officielle .Après plusieurs semaines de tergiversations sur fond d’agenda très chargé avec sa tournée internationale  ( Arabie saoudite, Israël, sommet de l’Otan , sommet du G7…), le Président américain n’a désormais plus le choix que de se prononcer sur la position de son pays vis-à-vis de l’Accords de Paris .

En effet, cet accord, signé  fin 2015 par plus de 190 pays et comportant des engagements sur la lutte contre le réchauffement climatique   suscite des conflits d’intérêts entre pays développés et pays riches , entre grands groupes industriels et militants écologistes  ou défenseurs des droits de l’homme.

Il faut dire que  les atermoiements du président américain s’expliquent  en partie par les contradictions internes à son administration sur la posture à adopter afin de ménager des sensibilités diverses. Aussi, parmi ceux qui sont favorables au maintien des USA dans l’accord  figurent Rex Tillerson , Secrétaire d’Etat,  le conseiller économique de la maison blanche , Garry Cohn ou encore le Secrétaire à l’énergie , Rick Perry. Le camp en faveur du maintien reçoit en effet le soutien de grandes entreprises telles que Exxon Mobil,  le géant de l’Agrochimie Dupont  ou encore  Google.

En revanche ,  pour des personnalités  influentes à l’image de Scott Pruitt, chef de l’Agence de protection de l’Environnement ou de Steve Bannon , conseiller stratégique de monsieur Trump, cet accord serait contre les intérêts américains .

En tout état de cause , la décision qui sera prise ne restera pas sans conséquence sur l’avenir de l’administration Trump. Un retrait pourrait sonner la rupture avec les autres membres du G7 et  porter un coup dur au multilatéralisme. De plus , le tandem diplomatique américano-chinois sur le changement climatique , en pâtira inévitablement.

D ’autre part, un maintien, ne manquera pas d’exacerber des frictions déjà prégnantes au sein de l’équipe gouvernementale américaine. Ce qui n’est guère profitable  à Monsieur Trump déjà en proie à de vives critiques dans le sillage de sa  «  brouille consanguine » avec le FBI.

Modou MBAYE

ANALYSTE POLITIQUE ET CHERCHEUR EN RELATIONS INTERNATIONALES

Titulaire d’un DEA en science politique à l’Universite Gaston Berger ( UGB)

motdoux7284@hotmail.fr

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