L’EXIT DU FCFA, UNE QUESTION DE SURVIE POUR L’AFRIQUE.

Aucun pays ne s’est développé sur la base d’une monnaie étrangère. Le FCFA n’est rien d’autre qu’un instrument du néocolonialisme, un moyen pour assujettir sainement, une monnaie de servitude. Depuis son instauration à nos jours, aucun avancement fulgurant n’a été noté, quoique nul. Devant une telle situation , la triptyque s’impose Exit, Voice, Loyalty. Cela revient à dire que les Etats africains par la voix de sa jeunesse porte le combat de la libération, en dénonçant les tares de cette monnaie (Voice). Avoir notre propre monnaie est la seule voie de sortie du sous développement endémique qu’on nous impose et retrouver notre souveraineté.

                        Aucun pays ne s’est développé sur la base d’une monnaie étrangère.

Au moment où nos dirigeants se délectent, se prélassent les citoyens lambda pâtissent sous le joug de la pauvreté. Alors que des pays asiatiques vers les indépendances étaient des P.M.A sont devenus de nos jours nos bailleurs de fonds( Singapour, Malaisie, Corée du sud etc.). Hélas, il est temps qu’on s’émancipe une condition sine qua non, à défaut d’être éternellement des suiveurs et nous  ne poserons jamais sur l’échiquier international. Les autres décideront à notre place.

Dire NON à cette conspiration entre nos dirigeants et la France relève d’un pure sentiment de fierté d’un africain digne héritier de nos braves leaders politiques et spirituels à l’image de  Shaka  Zulu, Lat Dior, Samory Touré, Soundjata Keita, Ahmadou Bamba, El hadji omar etc. comme ils ont fait à leur époque pour dire niet à l’ennemi et le combattre. Revêtir le manteau de  nos illustres intellectuels qui ont combattu l’esclavage, la négritude et qui ont établi le mouvement panafricanisme jusqu’à leur mort à l’image de Leon G. Damas,  Marcus Garvey , W.E.B Dubois, Haile  Selassie, Thomas Sankara, N’krumah etc. À bas le FCFA!

 

Ces figures mentionnées  ci-dessus doivent être le piédestal de notre lutte, car cela va de notre survie et de notre bien être. De Dakar à Abidjan , de Brazzaville à Bangui unissons-nous  comme un seul homme pour combattre cette ignominie que l’Afrique vit depuis des décennies. Relève-toi mama Africa!

Bien  vrai que ça ne sera pas une entreprise aisée, mais sans l’audace et des sacrifices on demeurera ad vitam aeternam sous le joug de la pauvreté.

Bien  vrai que ça ne sera pas une entreprise aisée, mais sans l’audace et des sacrifices on demeurera ad vitam aeternam sous le joug de la pauvreté. Cette lutte peut-être menée à bien. En Asie ici, des pays comme le Brunei, l’Indonésie , le Vietnam, la Corée du Sud, les philippines, Malaisie etc. ont pu avoir leur propre monnaie pourtant ils ont été colonisés comme nous. Et pire, certains pays comme le Cambodge après la colonisation a connu un génocide qui a fait trois millions de morts. Comparez le avec le Sénégal actuellement? Donc dire que vouloir sortir de ce giron qu’on nous assigne depuis des années comporte des risques et que c’est peu probable relève du laxisme. Oui ça ne sera  pas facile, mais l’Afrique  ne va jamais se développer si on arrive pas  à avoir une autonomie monétaire, et si l’Afrique de l’ouest d’une manière particulière continue à payer 40% de son budget à la France. Sans pour autant ne pas mentionner les autres aspects négatifs que comporte cet assujettissement monétaire. Disons on NON a la monnaie de la servitude volontaire.

 

Abdou Mbar Faye, diplômé de science-po/UCAD. Étudiant actuel en relations internationales à Liaoning University Chine.

 

mbarfaye1929@hotmail.fr

0 Comment

Send a Comment

Your email address will not be published.