LA CRISE DES MIGRANTS: UNE RESPONSABILITÉ À PARTAGER.

 

voilà cinq années que s’est déclenchée une crise sans précédent dans certains pays du monde. Les raisons sont diverses et varient  d’un pays à un autre. Ce qui installe un désordre, la rupture du tissu social, la psychose pour ne pas dire le chaos. Cette situation entraine par ricochet une crise, celle  des migrants  qui se débattent à tout prix pour échapper à l’oppression, à la terreur dont ils sont victimes tous les jours. Le cas de la Syrie, de la somalie, de l’Erythrée, et de l’Afrique subsaharienne en sont  des exemples illustratifs.

Depuis 2011, la Syrie est plongée dans une contestation qui a abouti à une guerre civile. Les vagues de protestation se sont multipliées au cours des années mettant le pays à terre et jusqu’à présent aucune solution idoine n’a été envisagée pour stopper ce conflit qui s’est radicalisé. Cela a causé des milliers de morts et sème le désarroi total chez le peuple syrien qui se voit désuni et amoindri l’obligeant à quitter le pays pour aller à la quête d’un lieu de survie, sous le  regard impuissant  de la communauté internationale ( 4.000.000 de syriens ont quitté leur pays d’après le Haut commissariat pour les réfugiés) . Cette situation de crise de la migration est devenue monnaie courante même si les raisons ne sont pas toujours les mêmes. La Somalie qui en est un autre exemple justifie à juste titre la pluralité des raisons et la complexité du problème.  Ce pays situé dans la corne de l’Afrique est en situation d’Etat en faillite or collapsed state, due à une guerre en partie politico-religieuse qui a abouti en une crise sécuritaire, écornant par la même voie l’image de l’autorité publique, l’état de droit n’est plus assuré, la chienlit règne en maitre absolu, faisant fuir les populations. C’est le cas aussi de l’Erythrée, avec un gouvernement peu démocrate et qui impose la loi du talion à son peuple l’obligeant  à s’enfuir vers l’Europe. L’ampleur de la crise migratoire est énorme, elle se généralise et  se propage. En Afrique Subsaharienne, des migrants maliens, sénégalais, gambiens, empruntent chaque jour le désert, transitent par Agadez puis en Libye pour ensuite prendre les embarcations de fortunes ( Depuis 2014, plus de 10.000 migrants sont morts dans la Méditerranée, selon Haut commissariat pour les refugiés) . Pour ce dernier cas de figure le plus souvent les migrants quittent leur pays à cause  de la détresse économique dans leur pays respectifs.

Ces exemples ci-dessus mentionnés montrent à juste titre la diversité des raisons de la crise de la migration et le rôle de certaines puissances qui font prévaloir leurs intérêts géostratégiques  au détriment d’une paix  et  d’une  stabilité mondiale.

Ces exemples ci-dessus mentionnés montrent à juste titre la diversité des raisons de la crise de la migration et le rôle de certaines puissances qui font prévaloir leurs intérêts géostratégiques  au détriment d’une paix  et  d’une  stabilité mondiale. En observant de plus prés la situation en Syrie, on se rend compte de la faiblesse ou des limites de la communauté internationale en passant par l’ONU qui tarde jusqu’à présent  à trouver des solutions idoines à la résolution définitive du conflit qui a causé la mort de 60.000 personnes d’après l’ONU. Cette situation anarchique a entrainé la fuite des populations à la recherche de destinées meilleures. Des milliers de syriens, de somaliens, d’érythréens etc. sont  à la porte de l’Europe et à la merci de l’océan entrainant une situation très complexe.

Pourtant, cela aurait du être réglé si les différentes parties s’évertuaient à concéder  une partie de leurs revendications pour le cas de la Syrie, de la Somalie et de l’Erythrée, en sus d’une  communauté internationale jouant  son rôle comme il se devait d’être.

Ceci n’est que le résultat d’une causalité, autrement dit ce qui se passe dans un pays tiers  se répercutera ailleurs. Pourtant, cela aurait du être réglé si les différentes parties s’évertuaient à concéder  une partie de leurs revendications pour le cas de la Syrie, de la Somalie et de l’Erythrée, en sus d’une  communauté internationale jouant  son rôle comme il se devait d’être. Dans le cas de l’Afrique Subsaharienne, la paix et la stabilité politico-économique dans certains pays auraient du freiner ces vagues de migrants à la recherche de l’eldorado.

En effet, cela  revient à dire qu’on est maintenant à l’ère où les choses ne se passent plus  comme avant, ce qui se passe dans une contrée aura forcément des répercussions ailleurs. Sur ce, il est temps de rompre avec ces pratiques aux antipodes de la bonne gouvernance à la fois locale et mondiale et d’asseoir un dialogue franc si on veut un monde solidaire et en perpétuel harmonie.

 Abdou Mbar Faye.                                                         

 Politiste & analyste, diplômé de sciences-po à l’UCAD.

Etudiant à Liaoning University en relations internationales.            

 mbarfaye1929@hotmail.fr

15 Comments
  1. Alioune Badara Sega Nar Rafet DIOUF

    J’acquiesse. J’aime la façon dont tu à abordé le fait que toute situation précaire dans un côté du monde aura forcément un impact négatif sur une autre partie du globe: L’effet papillon. Donc aucun gouvernement, surtout ceux en état de développement avancé, ne devrait penser que le malheur des autres ne le concerne pas. Disons que ce sont lá les effets corrosifs de la Globalisation

    6 juin 2017 at 7 h 42 min - Reply
  2. SA-KEBS

    Il est à souligner que la responsabilité de nos politiques est engagée. Nos gouvernants ne mènent aucune politique visant à encourager la jeunesse à rester dans leurs pays. La preuve est que même ceux qui sont biens formés à l’étranger refusent de rentrer au pays préférant dès le « sous-travail » à l’étranger comme le fustige Fatou Diom. Nous devons avoir revoir la manière de choisir les personnes qui doivent diriger nos pays. Un pays comme le Sénégal ou les PME meurent dès leurs naissances comment peut on trouver le courage d’y rester ?

    6 juin 2017 at 20 h 29 min - Reply
  3. Abdou mbar Faye

    « Butterfly effect ». T’as tout compris mon cher.

    6 juin 2017 at 23 h 01 min - Reply
  4. Thanks, great article.

    11 juin 2017 at 14 h 14 min - Reply
    • Abdou mbar Faye

      merci

      20 septembre 2017 at 13 h 18 min - Reply

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