Desacralisation du travail au Senegal: Le professeur Malick Ndiaye met en garde

Au Sénégal les contre-valeurs sont sur le point de gagner du terrain les valeurs tels que le travail comme accomplissement de l’homme ne sont plus en odeur de sainteté. Selon lui les acteurs de l’éducation de la santé de la sécurité qui sont au premier plan en terme de développement souffrent et ne sont plus valorisés. Ils vivent constamment dans la précarité alors que certains politicards se taillent la part du lion en terme de financement et d’accaparement de fond.     

Selon le professeur Malick Ndiaye si vous êtes en véhicule 4/4 vitres teintées le Sénégal vous échappe car il faut être avec le peuple dans les conditions du peuple. Le crétinisme est en train de gagner du terrain surtout en matière politique. Le Professeur Malick Ndiaye estime que le Sénégal est en danger, car les faux problèmes gangrènent la société sénégalaise. Nous sommes entrés en plein ère du déni du travail. Le professeur insiste sur le fait qu’il y’a toute une série de gens qui se sont enrichis sans travailler ou ont pris des fonds auxquels ils n’avaient pas droit et qui font de la politique tout simplement pour se conserver. En réalité on vit une époque où la facilité se propage comme le cancer. Les corps habillés, les médecins, les éducateurs sont les parents pauvres d’un système basé sur la transhumance sur la corruption, la distribution de fonds. M Ndiaye nous renseigne qu’en réalité les acteurs de l’éducation de la santé les acteurs de la sécurité sont les maillons forts dans tous les pays respectables. Au Sénégal ces acteurs n’ont même pas accès au minimum. Il semble qu’il y’a une forte promotion certes officieuse mais certaine de la facilité au détriment du travail. Le professeur invite à relire la bible pour y trouver ce verset qui valorise le travail : « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». De nos jours certaines personnes ont accès à d’importante ressources sans fournir des efforts le travail ne semble plus être une vertu ni une valeur. Les résultats publiés par le laboratoire  de prospectives et de sciences des mutations à la faculté des lettres de l’UCAD peignent un Sénégal en danger. Il y’a beaucoup de gens qui travaillent dans des conditions difficiles voire périlleuses qui n’ont même pas de maisons alors que d’autre construisent facilement des palaces en quelques jours. Il semble que le travail dans notre pays est désacralisé elle n’a plus la fonction d’accomplissement de l’homme. Le professeur dénonce un proverbe wolof qui est socialement dangereux du fait qu’il dénigre le travail « Xaliss kéne douko liguey dagnoukoy lijeunti » pour avoir de l’argent il ne faut pas travailler mais il faut arnaquer. L’esprit d’accaparement s’est élargi partout. De Senghor à Macky elle a atteint des proportions inquiétantes. Le régime du Président Macky Sall avait bien commencé avec la reddition des comptes notamment la liste des 25 personnalités impliqués, mais apparemment seul le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade en l’occurrence Karim Wade a été inculpé.

 

Ousseynou P Sangharé

 

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